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Cérémonie 14 juillet

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, en ce 14 juillet, nous célébrons la naissance d’une nation libre, affranchie des chaînes de l’absolutisme et du privilège. Mais nous ne devons pas le célébrer aveuglément, ni oublier que l’Histoire est complexe, et que la liberté, quand elle se confond avec la haine et la vengeance, perd son sens.

Je veux aujourd’hui rendre hommage au courage du peuple de France, à son aspiration à la justice, à la dignité, à la souveraineté. Mais je veux aussi rappeler que cette révolution, qui portait tant d’espoir, a été défigurée par la terreur.

La liberté ne se construit pas sur la guillotine. La justice ne s’impose pas par la peur.

Le sang versé par Robespierre et ses semblables ne fut pas celui de la liberté, mais celui de la folie politique.

On a voulu faire du roi Louis XVI un tyran. C’est une caricature. Il était un homme, faillible, sans doute dépassé par les événements, mais non un despote sanguinaire. L’accuser d’être seul responsable du désastre économique de la France, c’est faire fi de l’Histoire.

Car la vérité est que les causes de la faillite étaient bien plus profondes :

– Les dépenses de guerre et notamment celles de la guerre de Sept Ans, où la France a perdu son empire colonial (le Canada et en Inde) sous Louis XV.
– Les dépenses de guerre pour l’indépendance de l’Amérique, sous Louis XVI.

 

Ces conflits, lourds, coûteux, perdus, ont ébranlé la puissance française et affaiblit sa monarchie.

Oui, la France avait besoin de réforme. Oui, le peuple souffrait. Mais fallait-il pour autant faire couler tant de sang ? Fallait-il abolir la monarchie par la décapitation, et faire de la guillotine un symbole de progrès ?

Aujourd’hui, nous devons célébrer le 14 Juillet non comme une vengeance, mais comme une promesse. Celle d’une République fondée sur la raison, le respect, et la mémoire. Une République qui regarde son passé avec lucidité, qui sait reconnaître les erreurs stratégiques des rois, mais aussi les excès des révolutionnaires.

Vive la liberté, mais une liberté éclairée. Vive la France, mais une France fidèle à toute son Histoire.

 

Alain Chevallier